Le Jardin de Balata, créé en 1982 par l’horticulteur et paysagiste Jean-Philippe Thoze, s’étend sur 3 hectares en plein cœur de la forêt tropicale au nord de Fort de France sur la route de la Trace. Il tient son nom des arbres autrefois nombreux sur ces terres.
Le jardin a ouvert ses portes le 19 avril 1986 et s’est enrichi au cours des années de diverses espèces de plantes tropicales (originaires des caraïbes mais également du monde entier) pour en présenter aujourd’hui plus de 3000 au public, devenant ainsi le plus beau parc botanique de la Martinique.
L'entrée bordée d'ALPINIAS (Alpinia purpurata) conduit à une ancienne petite maison créole en bois au charme particulier dû à l'élégance de son toit pagode. A l'intérieur, meubles anciens et gravures retracent la vie d'autrefois.
Loin d'être un site aménagé strictement où les variétés sont accumulées et respectent un agencement rigoureux, le jardin de Balata est un enchaînement d'ambiances. La visite est conçue comme une promenade colorée et ombragée à travers un morne.
L'itinéraire commence par l'ALLEE des CYCAS (Cycas revoluta…) bordée de nombreuses fleurs tropicales telles les ALLAMANDA (Allamanda cathartica), les TIBOUCHINA (Tibouchina urvilleana)…
La balade à travers le jardin se poursuit à l’ombre des fougères arborescentes,
et conduit à une collection reconnue comme exceptionnelle de Broméliacées, plantes qui poussent aussi bien en pleine terre que sur un support naturel.
Plus loin, un figuier étrangleur a enfermé dans ses racines un cocotier à peine visible aujourd'hui.
Le visiteur pénètre ensuite dans la palmeraie où se mêlent palmiers royaux (Roystonea regia), palmiers à tronc rouges (Cyrtostachys renda)…
Plus loin le regard se perd au milieu des fougères puis dans un champ d’anthuriums (Anthurium andraenum).
En descendant vers un bassin où jacinthes d'eau (Eichhornia crassipes) et nenuphar (Nymphaea ampla) rivalisent d'élégance à l'ombre de palmiers royaux, de poinsettias (Euphorbia pulcherrima) et des pompons de marin (Calliandra surinamensis) , le flâneur passe à côté d'un fromager.
Puis la balade se poursuit par la bambouseraie qui n'est en fait qu'une seule touffe de Dandrocalamus, le plus grand bambou du monde, provenant d'une bouture rapportée de Guyane il y a 10 ans par Jean Philippe Thoze.
Autre lieu surprenant, le passage sous les Pandanus. Cet arbrisseau aux branches fragiles émet naturellement vers le sol des racines en quantité suffisante afin de toujours compenser le poids considérable de ses feuilles.
Le promeneur découvre d'autres espèces locales magnifiques comme les bananiers d’ornement (Musa sp.), les reines de malaisie (Tapeinochilus ananassae), les fougères arborescentes.
Partout dans le jardin émanent les senteurs des roses de porcelaine (Etlingera elatior), bégonias, balisiers (Heliconia sp.), hibiscus (Hibiscus rosa-sinensis), ou orchidées.


